A lire dans le Parisien du vendredi 12 mai 2006 :
UN VÉRITABLE hold-up ! A l'occasion de la remise hier soir, à Colombes (Hauts-de-Seine), des dixièmes prix de l'environnement, Verrières-le-Buisson n'a laissé que des miettes à ses concurrentes. Elle rafle ainsi le premier prix dans quatre des huit catégories du concours. Surtout, cette commune « verte » s'est vue gratifiée pour l'ensemble de son action du grand prix de l'environnement, à l'unanimité des 47 experts indépendants du jury. « Chaque année, nous sommes surpris par la qualité des dossiers, reconnaît Olivier Delourme, président de l'association à l'origine du concours. Mais là, nous avons découvert que Verrières est au niveau des meilleures villes d'Europe du Nord en matière de développement durable. » « C'est une reconnaissance, se félicite Jean-Pierre Dacquay, le directeur des services techniques. Mais, pour nous, au-delà de l'engagement civique, mener à bien de tels travaux est d'abord un plaisir. Ensuite, tout est question de volonté politique. » Petit tour d'horizon des différentes initiatives prises par la municipalité de Bernard Mantienne, le maire (UMP).
Eau de pluie : pas une goutte de perdue ! En apparence, c'est un stade tout ce qu'il y a de plus classique. Sauf que l'intégralité de la pluie ruisselant sur le nouveau synthétique « des Justices » ne va pas gonfler la Bièvre. Des fossés la retiennent pour qu'elle s'infiltre directement dans la nappe phréatique. Pas anodin, en période de sécheresse. Du côté du stade Robert-Desnos, c'est une citerne de 60 m 3 qui permet d'arroser à l'eau de pluie les gazons. Même chose pour le futur centre administratif où l'eau recueillie remplira les cuves des véhicules de nettoyage.
Un centre administratif chauffé au bois. Des granulés de bois à la place du fioul : c'est l'énergie qui chauffera le centre administratif qui ouvrira en septembre. A la clé : près de 15 000 € d'économies annuelles, pour un investissement de départ guère supérieur à une chaufferie classique.
Une crèche écologique. Eau courante chauffée par des panneaux solaires, larges verrières pour profiter du soleil, la crèche de Vilmorin est estampillée « haute qualité environnementale ». Sa construction laisse la part belle au bois. D'une capacité de 45 berceaux, elle a coûté 1,6 million d'euros, soit à peine 10 % de plus qu'une crèche classique. Un surcoût qui sera vite rentabilisé.
L'arboretum géré par les jeunes. C'est une démarche qui a valu à Verrières le prix de la démocratie locale. Avec près de 200 arbres sur 3 ha, l'arboretum Vilmorin, du nom des fondateurs des pépinières éponymes, tombait en désuétude. En 1976, sa gestion a été confiée à la Maison des Arbres et des Oiseaux. Ce sont les jeunes de 14 à 25 ans qui ont permis l'ouverture au public de ce poumon vert. « Cette démarche est reproductible ailleurs, note le jury du prix de l'environnement. A ce titre, elle n'est pas seulement remarquable, elle est exemplaire. »
Nicolas Jacquard
Images : MonVerrières