Mercredi 22 octobre 2008
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Nous en parlions déjà il y a quelques jours. On peut le
lire aujourd'hui dans la Nouvelle République :
"Le tribunal de commerce d'Évry a rendu ce lundi une décision prévisible : le placement en redressement judiciaire d'Eurostyle.
Nous l'évoquions dans notre édition de samedi. La nouvelle a été officialisée hier matin : l'équipementier automobile Eurostyle vient d'être placé en redressement
judiciaire.
La décision a été prise par les magistrats du tribunal de commerce d'Evry (NDLR : le siège social d'Eurostyle se trouve à Verrières-le-Buisson, dans l'Essonne) à l'issue d'une audience longue
d'un peu plus d'une heure. Elle constitue finalement un moindre mal pour les 500 personnes qui travaillent sur le site castelroussin.
Retour à Évry le 15 décembre
Comme l'affirmait un employé hier soir, « le redressement judiciaire, c'est moins pire que la fermeture pure et simple. Mais si l'espoir demeure, cela ne signifie en aucune manière que
nous sommes tirés d'affaire. »
Le président allemand du groupe Eurostyle ainsi que le directeur général François-Xavier Lemasson, ont notamment assisté à l'audience en compagnie de leurs avocats parisiens. Un administrateur
judiciaire, Jean-Christophe Avezou (NDLR : dont le cabinet est installé à Evry), un représentant des créanciers et un mandataire judiciaire ont été désignés, à charge pour le premier de trouver
les fonds nécessaires au règlement rapide des créances les plus pressantes.
L'administrateur judiciaire devrait être présenté aux représentants du personnel appelés à se réunir sous dix jours lors d'un comité d'entreprise extraordinaire. Les grandes lignes du plan de
redressement seront alors présentées. Mais quel que puisse être l'échéancier, le temps est désormais compté pour des dirigeants qui entament une véritable course contre la montre pour tenter de
sauver leur société : la période d'observation ayant été fixée à deux mois, Eurostyle aura à nouveau rendez-vous avec les magistrats du tribunal de commerce d'Évry, le lundi 15 décembre
prochain."
Bruno Mascle
La Nouvelle République
Par Fabrice
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