Partager l'article ! L'Essonne bonne élève: A lire dans le Parisien du 9 juillet : « Trois départements sont en situation de plein-emploi » Prop ...
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Verrières
L'actualité de Verrières le Buisson
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LE TAUX de chômage n'a jamais été aussi bas en Ile-de-France depuis 1983 (6,9 % contre 7,5 % à l'échelle nationale). 380 708 Franciliens étaient officiellement à la recherche d'un CDI à temps plein fin 2007, soit une baisse de 12,1 % par rapport à l'année précédente. La région enregistre un solde net de création d'emplois, le nombre de chômeurs de longue durée baisse et le chômage diminue en plus forte proportion dans les quartiers dits « sensibles ».
A l'heure où l'ANPE s'apprête à fusionner avec les Assedic, le directeur régional de l'ANPE fait le point.
Contrairement au reste de la France, le chômage continue à baisser en Ile-de-France. Comment l'expliquer ?
Raymond Lagré. Avant tout par une baisse importante des inscriptions. L'Ile-de-France connaît moins de licenciements économiques que d'autres régions. Elle est pourtant en dessous de la moyenne nationale en termes de création d'emplois, ce qui ne l'empêche pas d'en générer plus qu'elle n'en perd. Paris, la Seine-Saint-Denis et le Val-d'Oise ont un taux de chômage supérieur ou égal à la moyenne nationale mais la baisse vaut pour tous les départements franciliens, à l'exception de la Seine-et-Marne (stable). Trois d'entre eux, les Yvelines, l'Essonne et la Seine-et-Marne, peuvent même être considérés en situation de plein-emploi.
Que voulez-vous dire ?
On se trouve en situation de plein-emploi lorsque l'on a uniquement affaire à un chômage de transition, entre ceux qui quittent un emploi et
ceux qui en retrouvent un autre. Avec un taux de chômage avoisinant les 5 %, ces trois départements ont des chiffres parmi les plus bas de France. L'Essonne et les Yvelines sont des départements
très dynamiques en terme de création d'emplois tertiaires ou industriels, même s'il existe des disparités. Le cas de la Seine-et-Marne est différent puisqu'elle en perd. En revanche, malgré un
taux de chômage encore important, la Seine-Saint-Denis est en pleine explosion et en crée énormément.
L'envers du décor, c'est que de nombreuses offres ne trouvent pas preneur...
Tous les chefs d'entreprise que je rencontre ont des difficultés de recrutement. Ils recherchent désormais plus le savoir-être (l'envie des candidats, leur esprit d'entreprise...) que le savoir-faire. Ils sont moins exigeants, ils s'adaptent au marché, quitte à investir dans la formation. Pour les caissiers, les serveurs, les techniciens du bâtiment et des travaux publics, les ouvriers qualifiés en électricité et en électronique, les infirmiers et les sages-femmes, nous avons plus d'offres d'emploi que de candidats.
MEILLEUR élève d'Ile-de-France, l'Essonne flirte avec le plein-emploi (environ 5 % de chômeurs) grâce à sa polyvalence.
« Par rapport au département des Hauts-de-Seine, par exemple, qui compte surtout des emplois dans l'administratif ou les services, le 91 offre une variété économique qui permet à tout le monde de trouver son bonheur », avance Stéphane Bideau, chef de cabinet des Assedic du Sud-Est francilien.
Et puis, l'Essonne dispose aussi d'une main-d'oeuvre globalement plus qualifiée qu'en Seine-et-Marne et en Seine-Saint-Denis, notamment.
« Et justement, à Evry (génétique), Massy (industries pharmaceutiques) et sur le plateau de Saclay (informatique), on trouve des industries de pointe », poursuit Stéphane Bideau.
Depuis 2005
« De plus, le secteur nord du département est très bien desservi en transports en commun et les habitants peuvent donc facilement rallier Paris, note-t-on à la chambre de commerce et d'industrie de l'Essonne. Mais il reste encore à améliorer les transports de banlieue à banlieue. » Afin de prolonger cette baisse du taux de chômage qui dure depuis 2005.