Partager l'article ! Sauvegarder le commerce de proximité: A lire sur le site de l'Association des Maires de France Droit de préemption ...
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Verrières
L'actualité de Verrières le Buisson
(91370)
Droit de préemption des communes
sur les fonds artisanaux, fonds de commerce
et baux Commerciaux
Le décret relatif au droit de préemption des communes sur les fonds de commerce, les fonds artisanaux et les baux commerciaux est publié au journal officiel du 28
décembre. Désormais la disposition prévue par l’article 58 de la loi du 2 août 2005 en faveur des PME, qui donne la possibilité aux communes d'instaurer un droit de préemption sur les fonds
artisanaux, les fonds de commerce et les baux commerciaux, afin de faciliter l'installation et la venue de nouveaux artisans et commerçants, peut s’appliquer. Cette mesure doit permettre de
préserver, dans les centres-villes, une offre commerciale de proximité suffisamment diversifiée. En effet, la prolifération d’un certain type d’implantations commerciales (établissements
bancaires et d’autres activités de services), au détriment du commerce de proximité, est une préoccupation majeure des communes. Le décret, qui a fait l’objet d’une concertation avec
l’Association des maires de France et les têtes de réseau des chambres de commerce et d’industrie et des chambres de métiers, apporte aux communes les précisions et éclaircissements nécessaires,
notamment pour délimiter le périmètre de sauvegarde où pourra s’exercer le droit de préemption.
Lorsqu'une commune envisage d'instituer le droit de préemption sur les fonds artisanaux, les fonds de commerce et les baux commerciaux, le maire soumet pour avis le projet de délibération du
conseil municipal à la chambre de commerce et d'industrie et à la chambre des métiers et de l'artisanat dans le ressort desquelles se trouve la commune. Le projet de délibération est accompagné
du projet de plan délimitant le périmètre de sauvegarde du commerce et de l'artisanat de proximité et d'un rapport analysant la situation du commerce et de l'artisanat de proximité à l'intérieur
de ce périmètre et les menaces pesant sur la diversité commerciale et artisanale. En l'absence d'observations de la chambre de commerce et d'industrie et de la chambre des métiers et de
l'artisanat dans les deux mois de leur saisine, l'avis de l'organisme consulaire est réputé favorable. La délibération du conseil municipal fait l'objet des mesures de publicité et
d'information.
Toute cession de fonds de commerce, de fonds artisanal ou de bail commercial, inscrite dans un périmètre de sauvegarde délimité par le conseil municipal, doit être subordonnée, sous peine de
nullité, à une déclaration préalable, faite par le cédant, à la commune. La commune dispose, à compter de la date de réception de la déclaration, d'un délai de 2 mois pour se porter
éventuellement acquéreuse du fonds ou du bail commercial. Le décret comporte des garanties pour que le prix proposé par la commune corresponde à la valeur du fonds de commerce sur le marché et
pour que l'exercice de la liberté d'entreprendre soit assuré.
En cas de désaccord sur le prix ou les conditions indiqués dans la déclaration préalable, le titulaire du droit de préemption qui veut acquérir saisit dans le délai de 2 mois la juridiction
compétente en matière d'expropriation.
Le texte précise les conditions d’exercice du droit de préemption en cas de cession du fonds par voie d'adjudication ou en cas de cession de gré à gré ainsi que sur l’acte de cession.
La commune doit, dans le délai d'un an à compter de la prise d'effet de la cession, rétrocéder le fonds artisanal, le fonds de commerce ou le bail commercial à une entreprise immatriculée au
registre du commerce et des sociétés ou au répertoire des métiers, en vue d'une exploitation destinée à préserver la diversité de l'activité commerciale et artisanale dans le périmètre concerné.
Le cahier des charges de rétrocession est approuvé par délibération du conseil municipal. Il comporte les clauses permettant d'assurer le respect des objectifs de diversité de l'activité
commerciale ou artisanale.
Avant toute décision de rétrocession du fonds artisanal, du fonds de commerce ou du bail commercial, le maire publie, par voie d'affichage en mairie pendant une durée de 15 jours, un avis de
rétrocession. Cet avis comporte un appel à candidatures, la description du fonds ou du bail, le prix proposé et mentionne que le cahier des charges peut être consulté en mairie. Lorsque la
rétrocession porte sur un bail commercial, l'avis précise que la rétrocession est subordonnée à l'accord préalable du bailleur. Il indique le délai dans lequel les candidatures doivent être
présentées.
Les personnes candidates à la rétrocession justifient de leur immatriculation au registre du commerce et des sociétés ou au répertoire des métiers ou, lorsqu'elles sont établies dans un autre
Etat membre de l'Union européenne, d'un titre équivalent leur conférant ou leur reconnaissant la qualité de commerçant ou d'artisan.
En cas de rétrocession d'un bail commercial, le maire recueille l'accord préalable du bailleur sur le projet d'acte accompagné du cahier des charges qu'il lui a transmis par lettre recommandée
avec demande d'avis de réception.
Si la rétrocession n'est pas intervenue à l'expiration du délai d'un an à compter de la prise d'effet de l'acquisition par le titulaire du droit de préemption, l'acquéreur évincé, dans le cas où
son identité a été mentionnée dans la déclaration préalable, bénéficie d'un droit de priorité d'acquisition.
Décret n° 2007-1827 du 26 décembre 2007 relatif au droit de préemption des communes sur les fonds de commerce, les fonds artisanaux et les baux commerciaux (JO du 28 décembre 2008)