A lire dans le Parisien daté de vendredi :
UNE INSISTANTE odeur de fumée flottait hier encore aux abords du square des Erables. La veille, un incendie a détruit une partie du parking souterrain de cette résidence de Verrières-le-Buisson, intoxiquant gravement un gardien. Hier soir, Pierre L., 58 ans, était sorti du coma et a été placé dans un caisson hyperbare à l'hôpital du Val-de-Grâce, à Paris.Ses jours n'étaient plus en danger. Le feu a pris mercredi après-midi, vers 15 heures. « J'ai entendu les gens crier, raconte Samuel Kamak, lui-même gardien de quatre des dix bâtiments que comptent au total les Erables. Je suis descendu en courant. Il y avait une telle fumée que le bip optique du garage ne fonctionnait plus. J'ai ouvert une porte. Un impressionnant brouillard noir s'est précipité sur moi. J'ai renoncé. » A l'intérieur, trois voitures se consument : une 205, une Porsche et une Fiat, la propre voiture de Samuel Kamak, qu'il avait achetée « il y a à peine une semaine ». Au départ, beaucoup pensent que le feu n'a fait que des dégâts matériels. Ce n'est qu'une heure et demie plus tard que les pompiers découvriront le corps inanimé de Pierre L. « J'ai vu soudain les pompiers le sortir en courant, avant de l'intuber, décrit Patricia, une habitante de la résidence. Il était noir comme du charbon. » Hier matin, plusieurs spécialistes de la police scientifique étaient à pied d'oeuvre, alors que des représentants d'Icade, bailleur d'une partie des logements, avaient fait le déplacement. « Nous sommes venus étudier les mesures de sécurité à prendre », détaille l'un d'entre eux, avant de pester contre le syndic, responsable des parties communes, et selon lui aux abonnés absents. « La structure du parking est fragilisée, commente Michel Hachez, expert incendie pour Icade. S'ils ne font rien, des tonnes de terre peuvent ensevelir les lieux. » A l'intérieur, une cinquantaine de véhicules sont encore garés. Pour beaucoup d'habitants, l'origine accidentelle de l'incendie ne fait aucun doute. « Il faut trois clés différentes pour rentrer dans le parking, explique une voisine. L'endroit est très bien tenu et nous n'avons jamais eu de vandalisme à part quelques vitres brisées. »
UNE INSISTANTE odeur de fumée flottait hier encore aux abords du square des Erables. La veille, un incendie a détruit une partie du parking souterrain de cette résidence de Verrières-le-Buisson, intoxiquant gravement un gardien. Hier soir, Pierre L., 58 ans, était sorti du coma et a été placé dans un caisson hyperbare à l'hôpital du Val-de-Grâce, à Paris.Ses jours n'étaient plus en danger. Le feu a pris mercredi après-midi, vers 15 heures. « J'ai entendu les gens crier, raconte Samuel Kamak, lui-même gardien de quatre des dix bâtiments que comptent au total les Erables. Je suis descendu en courant. Il y avait une telle fumée que le bip optique du garage ne fonctionnait plus. J'ai ouvert une porte. Un impressionnant brouillard noir s'est précipité sur moi. J'ai renoncé. » A l'intérieur, trois voitures se consument : une 205, une Porsche et une Fiat, la propre voiture de Samuel Kamak, qu'il avait achetée « il y a à peine une semaine ». Au départ, beaucoup pensent que le feu n'a fait que des dégâts matériels. Ce n'est qu'une heure et demie plus tard que les pompiers découvriront le corps inanimé de Pierre L. « J'ai vu soudain les pompiers le sortir en courant, avant de l'intuber, décrit Patricia, une habitante de la résidence. Il était noir comme du charbon. » Hier matin, plusieurs spécialistes de la police scientifique étaient à pied d'oeuvre, alors que des représentants d'Icade, bailleur d'une partie des logements, avaient fait le déplacement. « Nous sommes venus étudier les mesures de sécurité à prendre », détaille l'un d'entre eux, avant de pester contre le syndic, responsable des parties communes, et selon lui aux abonnés absents. « La structure du parking est fragilisée, commente Michel Hachez, expert incendie pour Icade. S'ils ne font rien, des tonnes de terre peuvent ensevelir les lieux. » A l'intérieur, une cinquantaine de véhicules sont encore garés. Pour beaucoup d'habitants, l'origine accidentelle de l'incendie ne fait aucun doute. « Il faut trois clés différentes pour rentrer dans le parking, explique une voisine. L'endroit est très bien tenu et nous n'avons jamais eu de vandalisme à part quelques vitres brisées. »